Les réunions ont lieu salle de l’Œuvre St. Pierre d’Arène, 3 rue Bottéro, NICE.

19 octobre 2021 à 20h30 - Géologie de la côte entre Nice et Menton par Denis Mougenot. (Geologie)

Il s'agit de la région charnière entre les chevauchements alpins de l'arc de Nice et l'ou- verture du bassin Ligure. Elle est située sur un grand escarpement, de près de 3000 m, qui plonge du mont Agel (700 m) jusqu'au canyon du Var (2200 m).Nous examinerons l'évolution depuis le Néogène (-25 Ma) du littoral, profondément indentée par les caps de Nice, de St Jean et le Cap Martin, à l'aide des affleurements et des sondages en mer.

16 novembre 2021 à 20h30 - Découverte géologique de l'Islande par Annie Coutor (Geologie)

L’Islande est un lieu exceptionnel où se trouvent à la fois une dorsale en surface et un panache immergé. L’île est en effet traversée du nord au sud par un rift qui représente le pas- sage à ciel ouvert de la dorsale médio-atlantique (normalement par 3 000 mètres de fond) dont elle représente l’émersion (phénomène des plus rares puiqu’il n’en existe que deux sur la planète). L’Islande est donc située à cheval sur la plaque eurasienne et la plaque nord-américaine et s’agrandit ainsi petit à petit, depuis 60 millions d’années, en raison du volcanisme intense. 150 volcans y sont actifs : on se rappelle l’Eyatfjayatjökul entré en éruption en 2010, provoquant l'arrêt de la circulation aérienne, le Bardarbunga dont l’activité a duré 8 mois en 2014, et bien sûr, actuellement, le Fagradalsfjall, spectaculaire. Ce flux de chaleur élevé a généré plus de 800 zones thermales dont les manifestations en surface sont multiples : geysers, sources chaudes, évents fumeroliens, solfatares, mares de boue, etc. Mais l’Islande, littéralement « pays de glace », porte bien son nom puisque le Vatnajökull est le 3e plus grand glacier de la planète (après l’Antarctique et le Groënland), avec des conséquences particulières pour les volcans sous-glaciaires. Enfin, la présentation se terminera avec quelques paysages et cascades remarquables.

21 décembre 2021 à 20h30 - Les empreintes de reptile de Saint-Etienne-de-Tinée : la vie dans les Alpes-Maritimes il y a 245 millions d’années (Geologie)

A la fin de l’été 2020, des empreintes de pas d’un reptile terrestre dénommé Cheirothe- rium ont été découvertes à Saint-Etienne-de-Tinée, sur une roche datant de 245 millions d’an- nées environ (Trias inférieur). Les données paléontologiques et géologiques évoquent un cli- mat aride et un milieu deltaïque, vraisemblablement en bordure d’un lac. Ces empreintes sont contemporaines d’une période de régénérescence hasardeuse de la biodi- versité, consécutive à l’extinction de masse de la fin du Permien (250 millions d’années envi- ron), qui constitue la plus importante crise biologique connue à ce jour. Elles mettent donc en exergue la fragilité du vivant, des origines à aujourd’hui. par Jessica Cohen (1) et Emmanuel Desclaux (1,2,3) 1 : Département des Alpes-Maritimes, laboratoire du Lazaret 2 : Université Côte d’Azur (UMR CEPAM 7264 CNRS, Nice) 3 : University of Texas (LabSynthE, Dallas)